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Duralex sed lex =
LA LOI EST DURE MAIS C’EST LA LOI
Si l’Auverglace peut se décliner partout en Auvergne,
la Mont-Dore-Y-Cimes se déroule bien au pied du Sancy, au Mont Dore.
La 7° édition vient de s’achever sous un soleil radieux. Le temps
neigeux du samedi n’a pas réussi à altérer le sourire des
participants.
120 participants encadrés par 31 animateurs ont visité les ateliers
suivant une recette qui est la marque de fabrique de la FFME
pour ce type de rassemblement : de la préparation du terrain, de
l’organisation, de l’encadrement, de l’accompagnement, du conseil
et des encouragements pour les participants les plus timorés.
Au fil des éditions, le profil des participants évolue. Lors des
premières éditions, les présents étaient essentiellement des
alpinistes qui possédaient une petite pratique en autonomie. Cet
événement leur permettait de réactualiser leurs connaissances.
Pour cette édition, les licenciés sont venus en club avec, pour
certains, une connaissance limitée de l’activité de l’alpinisme mais
un grand désir d’évaluer et combler leurs lacunes.
Par exemple, certaines personnes ont été surprises de constater que
des crampons pouvaient s’avérer autant nécessaires (très !) pour
progresser sur une arête neigeuse que pour grimper sur une cascade.
D’autres ont découvert les subtilités de l’assurage dans un couloir de
neige en fonction de la pente, de la qualité de la neige et du niveau
de la cordée.
La Mont Dore Y Cimes permet donc de faire découvrir une activité
complexe ainsi qu’un lieu de pratique.
A propos du théâtre des opérations, notre haute estime du respect de
la Loi nous a imposé de déplacer les lieux des ateliers des vals
de Courre et d’Enfer sur une autre zone hors Réserve Nationale
Naturelle de Chastreix-Sancy.
Le lieu choisi, sous le Roc de Cuzeau, n’offre pas l’envergure des
lieux précédents. Cette solution ne constitue qu’un maigre substitut.
Les démarches initiées par le CD63 permettront, nous le souhaitons,
une réintégration de l’alpinisme et de l’escalade au sein de la
Réserve mais l’interdiction des manifestations comme la Mont Dore Y
Cimes et toute compétition est définitive, conditions sine qua non
pour que la démarche de modification du décret du 13 juillet 2007 soit
possible.
Après le repas du samedi soir, nous avons présenté de façon
dépassionnée notre position vis-à-vis de la RNN. L’argumentaire
environnementaliste que nous affichons renforce notre attachement à la
sauvegarde de ce milieu montagnard. Pour autant, et en attente des
résultats de l’étude scientifique précise qui est projetée, nous ne
pouvons nous empêcher de penser que notre pratique ne constitue
nullement une action dégradante. Nous espérons que nos
inquiétudes sur les devenirs de l’alpinisme sur les pentes du
Sancy seront apaisées à terme.
Si les rassemblements (alpinisme, canyon, escalade, raquette,
randonnée, raquette, ski) apportent beaucoup de plaisir aux
participants, il ne faut pas occulter que la mise sur pied de ces
événements nécessite beaucoup de coordination
entre les nombreux acteurs qui, outre leurs statuts (des professionnel
et des bénévoles) et des pratiques disciplinaires
différents, partagent le plaisir d’être à
l’écoute et à la disposition des licenciés
présents sur ces événements.
Mont Dore Y Cimes, la Jarrienne des cimes, Doucy-Cimes,
Grave-Y-Cimes, beaucoup de cimes qui riment avec optimisme et
fédéralisme..
Jean Donnadieu

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Photos
Auverglace-Mont-Dore Y'Cimes 2010
François Lesca
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